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Les secrets d'une naturopathe pour composer un panier de courses sain

D'après le témoignage publié par The Globe and Mail, la docteure Jacqueline Cooper Lemmon — naturopathe diplômée du Canadian College of Naturopathic Medicine et désormais responsable des affaires…

Les secrets d'une naturopathe pour composer un panier de courses sain

D'après le témoignage publié par The Globe and Mail, la docteure Jacqueline Cooper Lemmon — naturopathe diplômée du Canadian College of Naturopathic Medicine et désormais responsable des affaires médicales chez Nestlé Health Science — considère que la diversité du microbiote intestinal repose avant tout sur la diversité de l'assiette. Pour cette praticienne, l'écosystème digestif, peuplé de bactéries, champignons, protozoaires et bactériophages, se nourrit de fibres variées qu'aucun complément ne peut substituer à lui seul. À la clinique, elle observe régulièrement un lien entre déséquilibres intestinaux et manifestations cutanées (eczéma, acné), ballonnements, irrégularités du transit ou intolérances comme celle au lactose.

La règle des 30 plantes par semaine

Le levier principal identifié par la praticienne: viser 30 plantes différentes par semaine. Ce compteur regroupe les céréales complètes (notamment le seigle), les légumineuses, les fruits, les légumes et les épices. Les données scientifiques s'accumulent en faveur de cette approche, précise-t-elle: la diversité bactérienne intestinale est directement liée à la richesse du panier. Manger de saison reste le moyen le plus simple d'assurer cette rotation sans alourdir le budget.

Le protocole d'achat en pratique

Pour un foyer de quatre personnes, le panier type comprend: pain complet de qualité, protéines animales (dont poulet biologique et sans antibiotiques), protéines végétales (tofu, légumineuses sèches), fruits et légumes frais.

Trois principes de gestion guident les courses:

1. Réduire la portion de viande et compenser par des protéines végétales, source de fibres supplémentaires pour le microbiote.

2. Investir dans une viande animale de qualité plutôt que dans la quantité.

3. Accepter des repas simples et reproductibles — par exemple, un plat de viande hachée, haricots noirs, oignons et poivrons sautés, qui se décline en salade le lendemain.

Ce qu'il faut surveiller

La praticienne complète cette approche diététique avec des probiotiques thérapeutiques ciblés. Elle met toutefois en garde contre deux dérives actuelles: le « fibremaxxing » et les régimes hyperprotéinés. Davantage de fibres ne signifie pas systématiquement mieux; l'excès peut devenir contre-productif. De même, trois repas équilibrés par jour constituent un cadre plus stable que les modes alimentaires restrictives.

En complément, une marche d'environ dix minutes après le repas stimule le péristaltisme et la diversité bactérienne — un point repris par plusieurs gastro-entérologues récemment. Combinée à une alimentation diversifiée, cette routine constitue un levier accessible à la plupart des profils.

Pour suivre l'évolution de son microbiote, on note chaque semaine la variété de plantes consommées, la qualité du transit et l'état cutané — trois indicateurs que la praticienne suit de près en consultation.